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Photos Dans Lerpt

Édition 2025

16 ème édition

17 au 25 mai 2025

Copyright : Sandrine Gueymard


Présentation des photographes

Alain BEAUDHUIN

Protéger ou perdre l'équilibre

Photographe passionné de nature, il explore la macro et la proxi pour capturer l’essence artistique des insectes et des écosystèmes miniatures. Ses images épurées et lumineuses figent des instants où chaque détail invisible à l’œil nu prend une dimension poétique. Sa série « protéger ou perdre l’équilibre » s’inscrit dans la thématique de l’équilibre, tant visuellement que dans le message qu’elle porte. Son travail sensibilise à la préservation de ces êtres essentiels aux écosystèmes, invitant à un regard émerveillé et conscient sur ce microcosme fascinant et menacé.

Drôme

Brut de Peaux

La nature ça n’existe pas...

…  il faut repenser les rapports entre humains et non-humains » Philippe Descola
Se déshabiller, déposer leurs armures, a été la base de la construction émotionnelle de leur travail. Une façon de chercher leur fragilité, en quête d’humilité au travers des milieux “non-humains »Dans cette série, deux chapitres s’écrivent dans un ordre hypothétique : la violence de l’humain sur l’environnement et l’hostilité de la nature avec ses lois qui menacent de déferler. Dans une humanité qui s’effondre de jour en jour sous sa toute-puissance, est-il encore possible de prétendre l’utopie d’une unité ?

Drôme

Charlyne Azzalin

Portraits d'amis

Charlyne a pensé cette série  comme un exercice : une recherche de douceur et d’authenticité pour elle en tant que photographe, de lâcher prise et de bienveillance envers soi-même pour les modèles. Des portraits d’hommes et de femmes traités de manière uniforme pour tenter d’en révéler chaque singularité. Cette série est imaginée comme un mur de célébration, une ode à l’amitié, tout en délicatesse et simplicité.

Loire

Chloé Kaufman

Déséquilibre

Chloé explore les frontières entre l’espace intime de la maison et le territoire géographique, considéré comme politique. À travers ses œuvres, elle questionne les relations entre l’intérieur, perçu comme refuge et espace privé, et l’extérieur, lieu social marqué par tensions et rapports de pouvoir. En confrontant ces dimensions, son travail invite à réfléchir sur notre façon d’habiter le monde, comment il s’imprime en nous, en explorant comment corps, intimité et identité se construisent à travers ces espaces. Elle donne une voix aux récits marginalisés ou secrets, en examinant les liens entre espaces de lutte et de réinvention.

Bas-Rhin

Cristel SASSONIA

Les Autres

Dans une lumière diffuse, des silhouettes anonymes avancent, englouties par la brume. Ombres étirées, arbres dénudés, une étrangeté flotte dans cet instant figé. « Les Autres » interroge sur l’anonymat dans l’espace public, la solitude cachée au sein du collectif. L’ambiance quasi-surréaliste brouille les repères entre réel et imaginaire, présence et absence. Sommes-nous ensemble ou simplement réunis sans jamais nous croiser ? L’individu se fond dans la masse, pris dans un mouvement sans échanges, où chacun devient une ombre parmi d’autres, insaisissable et éphémère….

Rhône

David Dauba

Ma vie sans moi

Depuis 15 ans, David  s’intéresse aux portraits sans visage.  Cette série met en scène, à travers des photos colorées et poétiques, parfois drôles, le quotidien d’un homme dont on ne voit jamais le visage, perturbant la lecture classique d’un portrait et forçant le spectateur à l’introspection. Un paradoxe dans un monde inondé par les selfies. Son travail, en constante évolution, a été présenté dans de multiples expositions, et notamment à deux reprises dans le cadre du « off des rencontres photographiques » d’Arles.

Gard

Edwige LESIOURD

Fibre sensible

Nées de la rencontre avec un laqueur asiatique daltonien, les photographies originales sont réalisées sur le monde végétal en optique macro ou avec un smartphone ordinaire. Vient ensuite le traitement informatique, réduit à une intervention sur les courbes de couleurs RVB. La seule modification des couleurs contrarie l’interprétation spontanée, « naturelle », de l’image et nous oblige à construire une autre réalité. Illustration qu’un handicap peut être source de créativité, les images de « Fibres Sensibles » nous arrachent à notre dimension irrémédiablement matérielle et limitée, et nous obligent à inventer de nouvelles utopies.

Sarthe

Fab (Fabrice Defour)

Les français au cul de ma bagnole

Ce projet a pour but de raconter la France et ses habitants. Nomade au volant de sa 206, muni d’un appareil argentique, Fab  souhaite autant témoigner des Français que de leur environnement en réalisant leur portrait.  Quelques « punchlines » parfois douces, souvent acides illustrent ces rencontres. Une sélection de photographies sur la France des mutations, vides d’humains mais non de sens complète son propos.

Loire

Jean Marc Le Mignot

L'instant

Avec cette série, Jean Marc explore la photographie haute vitesse comme un art à part entière.  Chaque image est le résultat d’une technique rigoureuse et d’une recherche esthétique approfondie. En réduisant la durée d’exposition à son minimum, il parvient à capturer des instants éphémères, souvent invisibles à l’?il nu. Cette quête, débutée comme un défi scientifique, s’est muée en une véritable exploration artistique qui  invite le spectateur à redécouvrir la beauté.

Seine Maritime

JIAN MICHEU WCS

In ténébris

Autodidacte, son  approche de la photographie est passionnée et multiple. Sa vision photographique est  inspirée par le monde du strobisme, de l’esprit dark-underground et du monde du baroque. Il  affectionne la création d’images dans lesquelles les personnages jouent un rôle des plus soft au plus ténébreux. Le ténébrisme produit ainsi une sorte de choc physique et une vision différente de la réalité dans des univers décalés où il se met en scène, parfois avec son chien Leny, dans une libre interprétation des grands tableaux de la peinture des XVI et XVII ème siècles.

Gironde

Laurence Verrier

Sublimer les failles

Laurence raconte sa traversée d’un cancer, et plus particulièrement, la perte des cheveux et les remises en question que cela a entraîné. Chaque autoportrait est une façon de transmuter ce qu’elle traverse. Certains interrogent les archétypes féminins de notre culture, d’autres expriment le face à face avec la mort, d’autres encore sont un cri, d’espoir, de rage, de vie ! Tous sont une tentative pour l’artiste de s’approprier l’épreuve, d’être pleinement créatrice. L’artiste nous interpelle, nous renvoie à notre manière de « sublimer nos failles », d’être en vie.

Loire

Manu Madelaine

Moins d'un quart de seconde

C’est une série très colorée, humaine et lumineuse, que le photographe souhaite comme un baume, un shoot de vitamine pérenne, comme une piqûre de rappel : il suffit de moins d’un quart de seconde pour fixer un kaléidoscope coloré à sa rétine.

Hauts de Seine

Marco Castelli

A micro Odyssey

La plupart des photographies de microbes et de bactéries ont une nature scientifique, adaptée à la détection des géométries uniques qu’ils sont capables de former. Cette fois, l’intérêt est d’utiliser les formes naturelles des colonies bactériennes pour les projeter dans une autre dimension, en inversant toute logique et tout rapport entre le grand et le petit, chargeant ainsi l’univers et tout le travail de valeurs symboliques. Ce mystère rend les images sublimes et ironiques – les noms des planètes font référence aux surfaces échantillonnées – rappelant les thèmes et la philosophie de la recherche artistique du siècle dernier.

Italie (Bologne)

 

Mélusine Farille

(Des)illusions

Mélusine explore la photographie créative depuis 2020. Sa démarche pendant cette période de confinement était d’entamer un voyage immobile à travers ses anciens clichés, jumelés avec des photos de son logement. Les juxtapositions se sont ensuite succédé pour se transformer en conte burlesque où les protagonistes se confrontent à l’absurde et l’irrationnel. Peu à peu, la limite entre réalité et illusion s’estompe pour finir dans un imaginaire enfantin qui représente un échappatoire aux inepties qui l’entourent. Tantôt humoristiques, poétiques ou engagés, les diptyques lui permettent ainsi d’exprimer une vision intime de la société.

Vendée

Michel PREFOL

« Ga Hué »

Photographe voyageur ou Voyageur photographe
Il se trouve en phase avec lui-même « ailleurs » …
Vietnam, en quête de photos et de rencontres, 2 mois déjà …
Hué, gare déserte, temps pluvieux, froid.
Il observe les quais déserts, la solitude le saisit …
Son appareil photo, fidèle compagnon, se met en marche …

Loire

Patrick Georget

« l'équilibriste, une saison de berger »

Vivre le quotidien de deux bergers, Catherine et Nicolas, sur un temps long, tel est le défi relevé par le photographe. C’est une rencontre. Une vraie. Un voyage initiatique où pour apprendre, comprendre et ressentir, il faut subir. Vivre au plus près , entre moutons et chiens, par tous les temps, en partageant les peines et les joies.  Un témoignage vivant et vibrant du quotidien des bergers, de leurs difficultés. Un travail d’équilibriste : être au plus près de la vérité, raconter sans trahir, mentir ou froisser.

Ain

Sandrine Laroche

After hours

Comme la soirée qui n’en finit pas dans le film de Martin Scorcese…

La série a été conçue avec une chambre photographique maison et évoque la nostalgie, l’angoisse du temps qui passe, la condition humaine. Les confinements ont été l’occasion d’entrer en son intérieur, au sens propre comme au sens figuré. Cette contemplation contrainte à donné naissance à ce conte doux et douloureux, à la lisière de la peinture. Objets ou paysages familiers, After Hours est baigné à la fois de musique et de silence. Le lapin évoque la vie autant que la mort et notre intériorité, à la manière du terrier qu’il creuse et lui sert de refuge…

Rhône

Sévane Ossikian

Différences

De nature sensible et rêveuse, en quête de liberté, elle décide de partir à la découverte du monde et de ses mille et une merveilles. Sur les routes, elle apprend à se connaître et se sensibilise aux charmes des éléments qui l’entourent. Rebelle, insoumise et créative, elles est persuadée que les charmes de ce monde résident dans l’anticonformisme ou l’atypique, et que la différence est une force et un avantage. Par une photo réfléchie, composée et travaillée, elle aime transmettre  la beauté de ce que nous percevons du monde, surtout quand il nous échappe…

Loire

Stéphane LOUIS

Les dérives du lac salé

Stéphane a suivi 20 ans plus tard les traces de Robert Misrach -photographe dont il avait découvert le travail sur le désert californien-  autour du Salton Sea situé dans le désert des Mojaves. Victime d’un désastre écologique de grande ampleur, le lac à l’agonie force ses habitants à en quitter les rives. Des années de faste ne subsistent que ruines rongées par le sel, ensevelies partiellement par les caprices lacustres. De trois passages successifs, le photographe a rapporté un portfolio d’une sereine et inquiétante esthétique, à la fois allégorique et dystopique.

Bas-Rhin